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 just sinking.

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Jessy Stevens
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MessageSujet: just sinking.   Sam 18 Sep - 10:41

Suivons la suite logique des choses. Les vacances ne peuvent durer éternellement, même si cette fois j'avais grandement appréhender ces jours de solitude et même si j'ai en effet passé les plus douloureux moments de mon existence à ressasser de vieux souvenirs. Ce sont dans les périodes les plus dures de notre vie que toutes nos cicatrices refaient surface, nous hantant sans aucune pitié et nous anéantissant davantage. Plus rien n'avait de sens. Malgré cette hâte de terminer finalement ces deux longues semaines de fêtes, j'appréhendais également le retour à la réalité, à ma nouvelle vie. Je ne me sens aucunement prête à affronter ce monde qui m'est totalement étranger, devant obligatoirement trouver un semblant de quiétude et de confort, sinon comment pourrais-je m'en sortir cette fois ? Sans posséder la moindre force ou le moindre courage, je devais me résonner à faire le premier pas.

Tous ces gens. Toutes ces têtes. Toute cette animation... Je réalise, maintenant que je tiens parmi toute cette foule d'étudiants, que je ne me suis jamais attardée sur un fait flagrant de ma vie scolaire : je suis tout simplement seule. Alors que je marche le long d'un couloir achalandé, après avoir passé une interminable attente au bureau des ressources humaines, je me sens affreusement, douloureusement, péniblement isolée. Cette sensation de solitude est d'autant plus prononcée parmi tous ces étrangers, alors que je crus vivre pire lors des véritables moments où j'étais seule entre les quatre murs de ma chambre. Je me sens comme le mouton noir, celle qui n'a pas sa place. Mais où pourrais-je aller si je quitte ? Que ferais-je de ma peau sans les interminables cours ou la montagne de travaux qui s'élève de jour en jour ? L'école est tout ce que je connais, je ne suis bonne à rien sinon. Et cette session, mon père a décidé de me laisser m'inscrire à un programme d'art, sachant que mes cours de sciences de l'année dernière n'avaient aucunement portés fruit. Peut-être trouverais-je une parcelle de motivation dans ces cours...

Le temps filait, mon coeur se serrait et s'énervait devant ma nervosité, mais bientôt je devais revenir sur terre alors que mon premier cours devait débuté. J'aperçois finalement mon local parmi ce labyrinthe et y entre, serrant mon sac sur mon épaule. J'observe un instant la classe où des étudiants étaient déjà installés et bavardaient entre eux. Légèrement intimidée, je m'assis à une table vide où deux places étaient disponibles. Je m'installai lentement alors que le professeur n'avait toujours pas mis les pieds dans la pièce, tentant le plus possible de m'occuper l'esprit afin d'oublier cette panique prépondérante qui menaçait d'éclater à tout moment...

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Kameron Reagan
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MessageSujet: Re: just sinking.   Sam 18 Sep - 13:28

Sérieusement. Qui, jadis, eut inventé les vacances ? Que cet individu se montre le bout du nez, car, moi, j’ai une tonne de truc à lui dire. Pourquoi concevoir deux interminables semaines de relâche, où pendant ce temps, nos cerveaux se ramollissent, effaçant notre discipline usuelle alors qu’on commence tout juste à apprécier cette vague de paresse qui déferle sur notre corps éreinté ? Moi, pour ma part, je n’en vois aucun intérêt fondamental, si ce n’est qu’une conception agaçante, contre la quelle, on se pourlèche envieusement les babines lorsque celle-ci se présente dans notre figure. Pendant ces beaux jours de délassement, notre système succèdera une mutation complète, où notre vivacité d’esprit perd son jugement premier, sa résolution globale, alors qu’on passe des nuits blanche à s’empoisonner les neurones de liquides alcoolisés ou de substances illicites. On sait que le lendemain, notre rituel de besogne acharner ne nous attend pas puisqu’on est en VACANCE. Que cela soit sous n’importe quel contexte, ceci est un fait universel, lorsqu’on est en relâche, l’inhibition, c’est bien la dernière chose que notre conscience nous dictera. Lorsqu’on passe une semaine complète à faire pousser cette graine de léthargie dans sa tête, on se réveille tardivement un matin en constatant que cette semence s’est mutée en plante et que cette plante est devenue un gros arbre débordant de verdure où seul la flemme et la fainéantise le nourrissent. C’est ancestral, inévitable, lors des congés de fêtes, tout ce que l’on veut, c’est faire la fête. Logique, non ? Systématiquement, quand le repos nous est accordé, on ne peut faire autrement que d’y prendre goût. Après deux semaines où on ne fou rien de sa carcasse, mis à part dormir, boire de la bière, fumer du crack, faire la fête et…encore dormir, notre crâne n’anticipe rien d’autre que ces habitudes. On perd facilement la notion du temps, nous devenons téméraire, insouciant et on oublie qu’après presque un demi mois, notre système succèdera à nouveau une mutation. Notre routine qu’on a passablement oublié nous retombe dessus, merde, l’école recommence ! Alors. Je le redemande, qui eut inventé les vacances ?

Ouaip. Je n’ai pas vraiment besoin de vous faire un dessin, vous avez saisis. C’est avec un énorme recule que je m’anticipe à retourner en classe. Mon corps me parait lourd, chaque pas qu’exécute mes pieds, chaque foulé qu’accomplissent mes jambes, je garde l’impression que cela me prend une force surhumaine. Petit à petit, je me convins que la routine, que j’eus délaissée avec grande hâte, me reviendra sans difficulté à l’esprit. C’est comme faire de la bicyclette. Lorsqu’on pédale pour la toute première fois, notre cerveau enregistre le mouvement et jamais on ne l’oublie. En effet, l’université, c’est comme la bicyclette, on n’oublie jamais… Les ternes couloires son nettement pareils. Toujours aussi achalandés, autant suffoquant de circuler à l’intérieure et continuellement envahi d’une cacophonie burlesque et insurmontable. Ô ! Géniale ! L’étape débute avec M.Baker. Homme chauve, contre son gré, qui nous enseigne, de sa voix mélodieusement somnolente, l’histoire. Dieu que je déteste ce cours.

Pour une dernière fois, j’observe, l’air dédaigneux, mon horaire qui est précieusement collé contre la porte métallique de mon casier. Après avoir saluer quelque copain d’un bref signe de la main, j’attrape mes livres et cahiers, pour emboîter un pas indolent vers cette classe qui sera une véritable salle de torture en ce merveilleux jour de retour en classe. Ouaip. Ouaip. Ouaip. L’université, c’est comme la bicyclette, même élève puéril qui, de chaque extrémité de leur bureau, se lance des boules papier. Encore ces minuscules fenêtres surplomber vers le campus où un fade paysage enneiger s’y retrouve. Vision qui me laisse peut avenant de ce qui m’attend. Courage Kam, ce ne sera pas si décourageant que s’en a l’air, tu passeras au travers. Un interminable soupire roule sur mes lèvres, j’inspire pour une dernière fois, torse gonflé à bloc et me voilà qui franchis le seuil de la classe. Je circule candidement entre les tables, observe ces quelques connards dont l’un qui me servira de voisin de table, lorsque, dans toute ma stupéfaction, un visage m’apparaît du coin de l’oeil. Cette jolie brunette, timidement installée à son bureau, se manifeste comme une vision enchanteresse à mes yeux. Parmi tous les élèves, que je suis lasse de côtoyer, cette dernière ne m’est aucunement familière. On dirait qu’un halo l’englobe toute entière, ce qui me décroche un énorme sourire aux lèvres en voyant combien elle diffère des autres collégiens. Tête basse, regard triste, perdu, laconique, qui fixe on ne sait trop quoi, quelque chose m’aimante à cette fille. Coup de foudre, peut-être ? Hum. Nan. Improbable. À moins que…

- Bonjour. Soufflais-je après avoir habillement bondi sur le tabouret de bois avoisinant celui de la petite nouvelle.

Et voici comment Kameron Reagan regagna sa ferveur légendaire et son complaisant socialisme. (Laughing)

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MessageSujet: Re: just sinking.   Sam 18 Sep - 15:14

Similaire tout en étant totalement différent. Les universités de ce pays se ressemblaient définitivement toutes, malgré les différentes architectures, règlements ou même leurs spécialités. Ce qui les rendait principalement unique les unes des autres était le monde qui y travaillait, qui y étudiait. C'était le deuxième labyrinthe universitaire que je visitais et, tout comme le premier, je me perdais parmi ces innombrables couloirs, ces diverses ailes toutes nommées à l'effigie d'un savant important, ces lignées infinies de cases qui parcouraient toute l'école. Mais je ne connais aucun visage. Je me sens comme le premier jour à la petite école ; réservée, isolée, intimidée. Malgré mon envie de changer d'air, de quitter l'enfer de ma demeure que je n'avais toujours pas apprivoisée, d'oublier un instant mes sombres pensées, je m'enfonce dans une autre misère dont je ne croyais pas vivre. Je devais sérieusement me reprendre en main et tout simplement me concentrer sur mes cours, mes travaux, rester focalisé sur ce qui m'emmenait dans cette établissement au départ. Je n'ai jamais eu autant envie d'apprendre et d'entendre le charabia d'un professeur soporifique. Qui sait, peut-être serait-ce ma véritable porte de sortie ? Peut-être que me construire un véritable avenir avec un diplôme universitaire me permettra de voir plus loin, m'encouragera à poursuivre mon chemin... Tout est possible, malgré cette ombre omniprésente qui hante ma âme en peine.

Une détonation inattendue fait vibrer mes tympans auparavant insensible au brouhaha de la classe, me faisant instinctivement sursauter sur mon siège. Je me suis probablement laisser submerger par mes songes, m'emportant dans une sorte de transe de réflexion, puisque je pris un instant avant de comprendre ce qui m'a si soudainement ramené les pieds sur terre. Du coin de l'oeil, j'aperçois quelqu'un installé à ma droite, sur la chaise autrefois vide. Je tourne la tête vers cet étranger qui a provoqué des palpitations déchaînées au niveau de ma poitrine. Un jeune homme, probablement de mon âge, souriant, aux yeux illuminés par une pointe de brillance dont j'ignore la provenance. Cheveux quelques peu hérissés sur sa tête, d'une couleur sombre, sa peau légèrement basanée et lisse. Ma bouche s'ouvre lentement d'un mouvement incertain, confuse de constater cet inconnu me regarder avec gentillesse. N'étant nullement habituée à ce genre d'interpellation, surtout le tout premier jour de mon tout premier cours dans ma toute nouvelle université, je sens peu à peu une désagréable bouffée de chaleur me monter au visage. Pas déjà ! Mes joues s'empourprent rapidement alors que je reste tout simplement incapable de prononcer le moindre mot. Ma tête s'abaisse promptement vers le pupitre, glissant l'une de mes mains parmi ma folle chevelure. Peut-être qu'en détournant le regard il me sera plus facile de briser ce moment de silence incongru que JE créais !

- Salut, dis-je FINALEMENT, alors que mon visage brûlait.

Je fond littéralement sous ma gêne, sous mon incapacité à interagir normalement et simplement avec autrui. Quelle merveilleuse première impression je suis en train de créer... Je ne serais nullement étonnée de voir cet étranger tourner les talons en courant après une petite minute de dialogue en compagnie de la charmante et ô combien amusante Jessy Stevens...

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MessageSujet: Re: just sinking.   Sam 18 Sep - 18:41

À moins d’être aveugle, il ne fallait pas être devin pour remarquer que la jeune étudiante semblait déjà bien loin dans sa tête, l'air pratiquement pas perdue dans ses pensées alors qu’elle perpétue une interminable contemplation sur la surface de son pupitre…Qui est désormais notre pupitre. Suivi d’un abord excessivement maladroit, pousser de ma part, la nouvelle, dont je lui livre une parole bien insignifiante, me déploie un soubresaut nerveux avant de planter sur moi un regard vide de sens. Soit, littéralement désarmer d’une quelconque émotion, si ce n’est qu’une faible flamme d’étonnement que je vois se consumer dans le fond de ses iris azurés. Dans ce zèle, moi, de mon côté, je sens mon sourire s’atrophier d’embarras alors que j’ai la fâcheuse impression d’avoir briser une bulle. Sa bulle, contre la quelle on ne doit même pas songer y pauser un doigt, sous faute d’abolir une intimité qui se voudrait préserver. Aillant la certitude que j’eus violement retirer la brune de ses rêvasseries, mes lèvres se délaces furtivement, fin prêt à me morfondre d’excuses erronés, puisque, même rendu là, un plaisir salutaire m’applaudit encore d’être aller l’abordée.

Seulement, lorsque je m’apprêtais à prendre la parole, j’aperçu, vaguement, très vaguement, les lèvres charnues et vermeils de la brunette s’activés. D’instinct, mes excuses s’empilent gauchement dans le creux de ma gorge, me coupant momentanément le souffle alors que je demeure aussi silencieux qu’un muet lui-même. Hâtif d’entendre ce que ma future interlocutrice souhaite me divulguer. MAIS ! déception intense que voici pendant que la jolie brune se résigne dans sa course, préférant, ni plus ni moins, diriger ses claires prunelles contre le pupitre. Dites-moi, qu’est-ce que ce meuble avait de si attrayant à regarder ?

Une boulle de silence inexpliqué s’abat sur nos têtes, mon corps y est rapidement aspiré, faisant planer un sérieux doute dans mon esprit. Le genre de doute où on se demande, dans un manque de dialogue pareil, si on n’a pas l’air du prototype typique. Vous savez ; Les boutonneux dégingandé, amateur de jeux médiévaux, fidèle abonné au club d’échec, qui viennent approcher une nana trop belle et trop populaire. Là toute suite, c’est mon estime qui s’en prend un coup douloureux alors que la muette au teint livide emmêle nerveusement ses doigts dans les mèches rebelles de sa sombre tignasse. Visiblement conscient que je visais un peu trop haut cette fois-ci, déconfite, je me place en concert avec la table, attrapant au passage mon stylo, pour commencer à gribouiller sur la couverture d’un de mes cahiers.

Alors que je dessine des triangles, carrés, cercles, ou toute autre forme géométrique sans but précis, une voix étouffée ressort des abysses les plus profonds pour paisiblement erré jusqu’à mes oreilles… Qui elles se braquent instinctivement vers la source de cette faible détonation. Mon regard, soudainement attiser d’un généreux soulagement, se dirige vers ma compagne de table alors que mes lèvres s’étirent d’un doux sourire. Une expression faciale qui m’est indispensable, d’ailleurs.

- Kameron, me présentai-je en tendissent une main hésitante en sa direction.

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MessageSujet: Re: just sinking.   Sam 18 Sep - 21:14

Timide ? Bien entendu que je le suis. Antisociale ? Peut-être en apparence, surtout dans une telle situation. Depuis maintenant trois ou quatre ans, mes relations avec autrui étaient, avouons-le, pratiquement inexistantes. C'est impensable comment une seule erreur de parcours, une bêtise puérile, puisse changer la vision que tous les autres ont à votre égard. Et cela pouvait paraître quelque peu stupide et improbable, mais j'ai cette vilaine crainte que ma mauvaise réputation de Californie me suive jusqu'ici, qu'elle hante cette nouvelle vie que je tente de construire. Qu'au moindre faux pas, tout dégringole. Je crains l'approche des autres, car j'ignore comment rendre leur gentillesse, leur accueil. Je ne sais point comment on crée le moindre lien d'amitié, si ce n'est que le temps fait son travail, il fallait nécessairement mettre du sien, non ? Je ne possède pas ce simple instinct de converser nonchalamment afin d'en apprendre davantage sur l'autre et ainsi peut-être trouver des points communs. Je n'ai jamais été très bavarde au départ et plus je mets d'efforts, moins je semble être à l'aise... Et c'est probablement pour cette raison que généralement les gens me trouvent tout simplement étrange et trop marginale pour être comprise. Je les fais fuir. La plupart du monde recherche des sosies, mais je ne semble en avoir aucun sur cette planète de malheur...

Donc, ne soyez pas surpris de me voir aussi détachée et froide face à ce pauvre étudiant qui tente seulement d'engager une banale conversation en ma compagnie. Il a tout simplement choisi la mauvaise personne... Je sens toujours mon visage aussi brûlant que le feu lui-même, incapable de faire taire mon malaise face à mon incompétence. Je ne lui en aurais pas voulu s'il avait été s'installer ailleurs ! Au contraire, je l'aurais appuyé ! Mais étonnement, Il ne bougea pas de son siège, il demeura à mes côtés, comme s'il espérait véritablement poursuivre cet entretien. Ce sentiment d'intérêt qui m'est subitement porté me touche tout en me rendant quelque peu confuse et intimidée. Que pouvait-il trouver de si intéressant en moi, excepté cette aura de tristesse que je dégage ?

Sa voix posée et tout aussi chaleureuse se manifeste à nouveau alors qu'il se présente en soulevant la main en ma direction. Mes yeux fuyards quittent finalement le bureau pour se poser instantanément sur cette dernière avant de s'élever vers son visage. Il rayonne toujours. Un sourire étire ses lèvres, comme si elles étaient faites ainsi. Je me pinçai inconsciemment la lèvre inférieure, réalisant qu'il n'avait absolument rien de méchant ou de machiavélique en ses intentions. Il semble tout simplement vouloir... parler ? Une premier pour moi. D'un mouvement lent, mais beaucoup moins timide qu'au départ, je pose ma main dans la sienne afin de la serrer.

- Jessy, répondis-je ensuite, comme pour conclure ces présentations.

Je parviens, pour la première fois depuis qu'il m'a sorti de ma transe, à poser mon regard dans le sien. Ses yeux marrons m'observent avec aisance et amabilité, nous mettant inévitablement en confiance, en confort. Il dégage humblement de la sincérité et de la sympathie. Enfin, je ne le connais aucunement, d'ailleurs je ne connais rien à rien de la fameuse "première impression", mais j'eus la sensation qu'il ne me voulait pas de "mal".

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MessageSujet: Re: just sinking.   Lun 20 Sep - 13:55

Ironie ? Hasard ? Destin ? Dans mon cas, peu importe le terme, j’adore littéralement ce trio de relativité. Ces imprévisions, aux quels on ne s’y attend le moins et qui nous harponnent de stupéfaction. C’est tout simplement génial ! J’aime la vie pour ces surprises qu’elle nous offre délibérément entre les mains. Si tantôt je ne voyais aucune motivation précaire à venir glander en classe, sous faute d’être fortement blasé de mon rite, maintenant, j’en vois un intérêt profond et diversifiant. Je ne peux jouer à l’autruche, me foutre la tête dans le sable, histoire d’ignorer mes intérêts naissants qui flottent, telle de petites bulles, dans mon crâne. Peut-être est-ce l’ironie qui me pouffe sous le nez, à contestation, le hasard qui m’engage naïvement sur cette voie, n’empêche que dans mes instants où la nostalgie m’ouvre l’une de ses innombrables portes, un fait complètement curieux me bifurque de cette invitation…Qui, avouons-le, ne me ressemble sur aucun point. Superstitieux comme je le suis, moi, je persiste à croire que le destin a bien calculé ses actes et qu’il était prévu que mon parcours de vie s’entremêle dans celui d’un autre… Je m’avance peut-être prématurément sur cette conclusion, néanmoins, c’est l'effet qu’escompte cette rencontre !

- Enchanté de faire ta connaissance, Jessy, m’exprimais-je, tout sourire. Imperceptiblement, mes doigts trapus se referment sur ce revers de main, finement nichée dans le creux de ma paume. Chaleureusement, comme les rapports humains le demande, nos pattes se serrèrent brièvement dans une étreinte civilisée et courtoise. Le gnia-gnia mondial, quoi ?!

Complétant cette présentation coutumière chez l’étudiante fraîchement sortit du four, puis, le collégien novice fossilisé dans la déco de l’université, je constate que la dénommée Jessy relie ses yeux, bleu céleste, à mes iris, couleur bronze. Une longue minute s’éternise, où l’océan se fusionne à la terre. Pendant cet échange mutuel de regard, je me permets d’approfondir une analyse physionomique sur l’aspect tristement réservé que me projette ma coéquipière. Cette fille possède une pâleur saisissante, nos mains, toujours entrelacées, démontre clairement cette évidence. Elle a la pigmentation d’une Albinos ! Sous ses yeux, de gros cernes sombres et violacés se sont frayer un chemin, donnant presque l’illusion qu’elle souffre d’insomnie ou qu’elle se remet d’une fracture du nez. En dehors de ces marques inquiétantes, cette blancheur de craie orne quelque chose de drôlement fascinant. Ses pommettes arborent un teint coloré, empourpré d’un rouge corail. Comme si une bouffée de sang venait tout juste d’exploser sous le marbre de son visage ! Dans ce premier coup d’oeil, cette Jessy évoque une beauté singulière mais discrète, propre à son tempérament. Autre part, je sais loyalement que ce n’est pas ce genre d'apparence qui me rend tant captivé que dérouté. C’est autre chose…

Conclusion : Pendant cette étude peu rudimentaire, la ferveur de mon regard se réduit de ces contemplations superficielles. Ces yeux plantés sur moi, qui devais probablement accomplir le même genre de bilan physionomique à mon égard, se décalque de ses réticences. Une légère confiance, d’opposer, s’y installe. Ce que j’interprète comme une occasion présentée sur un plateau d’argent et que je ne dois aucunement raté !

- Détends-toi, va ! Je ne suis pas là pour t’embêtée, si ma présence t'agace, dit-le moi. Je foutrai le camp.

Je m’arrête quelques secondes, sourcils bêtement froncés, comprenant que ce genre d’annonce n’est pas très favorable pour mon" moi-même".

- Quoique...Au passage… Je tiens à préciser que je ne suis pas dangereux. Je suis probablement le gars le plus inoffensif de tout New York ! Si je t’accoste, ce n’est pas par perversion, détrompe-toi, sous le champ. Mes intentions son nobles, insignifiantes et simplement courtoises. Jamais, au grand jamais, tu me surprendra à te mater le derrière, je laisse ce genre d’activité aux footballeurs écervelés. J’imagine qu’à ton université, tu avais ce genre de cliché, hein ? Avec moi, tu n’auras que du respect et un énorme coup de main…Si jamais tu éprouves une difficulté quelconque avec ce satané cour d’Histoire. Dieu sait que cette matière peut être soporifique, je parle par connaissance. C’est pourqu…

Littéralement à bout de souffle, je cesse brutalement mon charabia, torse haletant viscéralement, comme si je venais de courir un interminable marathon.

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MessageSujet: Re: just sinking.   Mar 21 Sep - 13:35

Nos mains se serrent mutuellement pendant un instant alors que nos regards s'entrecroisent pour ce qui me sembla la première fois. Malgré ma timidité face à la situation, mes claires prunelles y restent accrochées, contemplant ces iris tout aussi pétillantes qu'à son arrivé. Je me questionne justement sur la provenance de cet éclat incongru et quelque peu mystérieux et je me surprend à y voir une certaine beauté. Comme si ses yeux expriment une joie unique et chaleureuse qui vous est automatiquement transmise, ne pouvant par la suite ressentir qu'un bien-être réconfortant. Jamais je n'avais sentis un tel regard m'être offert et je me sens littéralement submergée par cette bonté commutative. Ses lèvres, que je remarque maintenant charnues, affichent toujours un léger sourire satisfait de ma réponse et de mon geste, officialisant notre rencontre. Si j'avais cru un jour que je ferais la connaissance d'un étudiant aussi facile d'approche, je ne m'aurais certainement pas autant torturé concernant ma nouvelle vie à l'université. Il rend étrangement cette ligne difficile à mes yeux à franchir ridiculement confortable et sans douleur. Dieu soit loué, je suis tombé sur exactement la personne qui me fallait en cette période plutôt sombre de mon existence !

Une fois que l'étreinte entre nos deux mains fut brisée, j'eus tout juste le temps de porter mon regard pour une millième vers le bas avant que la voix douce et entraînante de Kameron s'élève de nouveau, d'un ton beaucoup plus rapide. Je relève la tête vers lui à cette détonation et fronce légèrement les sourcils. Je ne compris pas immédiatement ces dires. Comment pourrais-je souhaité qu'il s'en aille ? Il ne m'importune aucunement, au contraire ! Je parviens, pour la première fois depuis de longues semaines de désarroi, à penser justement à autre chose que mon mal intérieur. S'il y devait avoir une personne qui désirerait s'en aller, ce serait lui, pas moi ! Il avait toutes les raisons du monde de souhaiter partir, alors que je parus aux premiers abords qu'une petite snob, plutôt égoïste, qui se fout de tout en apparence. Mais le temps que j'accomplisse mes réflexions sur ses paroles, Kameron reprit son discourt du même ton pressé et enjoué afin de justifier ses intentions qui n'étaient nullement déplacées. Incrédule, mes sourcils se lèvent peu à peu sur mon front, écoutant, du mieux que je le peux, le flot de mots qui déferlent tel un véritable torrent d'entre ses lèvres agitées. Lorsqu'il fit une allusion plutôt douteuse sur les sportifs et leur habitude très discrète envers la gente féminine, mes lèvres s'entrouvrirent avec l'intention de le rassurer, mais aucun son ne parvint à franchir ma bouche, puisqu'il continuait sa lancée. Je le regarde toujours avec cet air de surprise et d'incompréhension et soudainement, il se tait en plein milieu d'une phrase, à bout de souffle. Je ne peux m'empêcher alors d'afficher un sourire en coin, amusée du spectacle qu'il m'offrait à cet instant. Profitant de ce répit, dont je craignais la durée, je décide de prendre à mon tour la parole, d'une voix beaucoup plus assurée :

- Tu parles toujours autant ?

Dévoilant presque mes dents blanches qui ne voient la lumière du jour que très rarement ces derniers temps, un rire silencieux m'échappe finalement, ne pouvant m'empêcher de trouver son attitude divertissante et surtout différente. J'aime bien les gens différents, ceux qui n'ont pas peur de montrer qui ils sont réellement, ils apportent un vent de sincérité parmi ce monde d'hypocrites. Pourquoi n'existait-il pas davantage de "Kameron" dans ce monde ? La vie serait d'autant plus facile si c'était le cas !

- Tu n'as pas besoin de me donner d'explications sur tes intentions, si tu m'embêtais, il y a longtemps que tu l'aurais su. Continue-je, lui offrant en retour la même honnêteté. En espérant que LUI ne souhaitait pas prendre jambes à son cou... Oh, et merci pour ton futur aide, l'histoire n'a jamais été mon cours fétiche. Ajoutai-je en affichant ouvertement une petite grimace amère à la pensée de cette merveilleuse matière que je n'affectionne pas tout particulièrement.

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MessageSujet: Re: just sinking.   Mar 28 Sep - 15:26

Habituellement, comme actuellement, il ne me suffit qu’un simple petit geste de persuasion pour me faire gagner de l’assurance dans ce qui me parait singulier. Une fois la glace brisée entre moi et mon locuteur, il m’est sitôt ridiculement aisé d’approfondir un dialogue qui s’élabore avec plus qu’un mot par phrase. Une fois la réticence envolée sur la conscience d’autrui, pour moi, un poids énorme disparaît de sur mes épaules. Je suis comme un oiseau qu’on sort de sa cage, qui s’empresse de s’envoler, savourant cet instant de liberté. Je prends automatiquement de la confiance et de l’aisance. D’ordinaire, je suis un véritable moulin à paroles et j’ai tendance à parler avec n’importe qui. J’aime engager une conversation sur tout et rien. Parler de n’importe quoi dans le simple effet de mettre mes camarades à leur aise. Je connais pratiquement tout le monde et tout le monde me connaît. À quelque part, une journée quelconque, on me voit jaser avec untel…Le surlendemain, je rigole avec quelqu’un d’autre. C’est un passe-temps indubitable. Une manie qui ne peut m’échapper. Un besoin tant féal que nécessaire dans ma personnalité. J’ai un trop plein de socialisme à puiser avec n’importe qui, n’importe quand. Ce qui reste ironique dans un bazar pareil, c’est que dans ce besoin crucial, je me contredis, littéralement. Cela fait plusieurs mois que j’observe mes congénères dans cette université, je dois admettre que leur sérieux tempérament me fatigue un brin. Les gens son trop réfléchis, trop concentré dans leur étude et point aventureux sur ce qui englobe le reste. Dans ce bâtiment, mes compères dont la personnalité se concorde dans des clichés insignifiants ne seront en aucun cas des copains avec qui j’oserais sortir un soir de week-end. Ne croyez pas que je fais part d’hypocinésie auprès de ces connaissances, en fabulant un semblant de camaraderie, cette complicité reste authentique dans l'établissement…Seulement, je sais que cette complicité demeurera soulignée à ce stade, elle ne se mutera jamais ailleurs. Dans mon rang, tant incompréhensible puis-t-il être, j’ai besoin de défis pratiquement insurmontable. J'affectionne ce qui me parait marginal dans une masse où l’identique est vainqueur. J’aime ce qui me parait inaccessible. De petits riens bien complexes qui font d’une nouvelle rencontre un évènement hors du commun…

Cette mademoiselle Jessy répond inconsciemment à ces critères !

- Constamment. Je le fais sans m’en rendre compte, la plus part du temps. Quelquefois, je peux m’essouffler, c’est fatiguant être autant sociable ! Blaguais-je… gauchement et en recouvrant mon souffle. D’un air espiègle, mes yeux quittèrent les siens pour aller se posés sur les lèvres de Jessy qui s’étirèrent en un presque sourire égayer par le monologue ô combien divertissant que je venais de lui offrir. Moue qui me laisse perplexe mais confiant. D’une, parce que je me demande pourquoi est-ce qu’un simple sourire lui parait tant pénible qu’éreintant. De deux, parce qu’il y a quelques minutes, elle ne se permettait aucune expression faciale. Il n’y a pas de quoi à en être certifier, mais, avec de la patience, peut-être que un jour je parviendrai à la faire sourire, complètement. Au fil du temps, cette Jessy finira bien par se désengourdir de sa lacune…

- Je te remercie de ta franchise, oralement parlant. Aux premiers coups d’oeil, tu me sembles être quelqu’un de très difficile à saisir. Ta parole me sera d’une grande aide, crois-moi ! Duh ! Elle est nouvelle. Ça serait logique qu’elle soit à ce point réservée à mes yeux. Il n’y a pas de quoi. Si je serais à ta place, j’aimerais qu’un clown tel que moi m’approche. C’est toujours plus encourageant affronter son premier jour de classe avec un support moral. Bah ouais. Qu’est-ce qui ne faut pas entendre ?! Rien de mieux que de s’auto valorisé, hein ?

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MessageSujet: Re: just sinking.   Mer 29 Sep - 12:01

Un seul détail me semble irréfutable à cet instant : Kameron a un don particulier. Quand était-ce la dernière fois que mes lèvres se métamorphosèrent en un léger sourire sincère ? Il m'arrive quelque fois de feindre un rictus afin de ne pas décourager mon père qui s'inquiète un peu trop de ma condition, mais jamais je ne souris instinctivement comme ce jeune homme y parvient. Est-ce tout simplement le cirque qu'il m'offre qui me divertit ou y a-t-il une pointe de chimie qui se crée automatiquement entre nous deux ? Je ne peux déterminer la cause de cette soudaine joie et bien-être qui me submerge avec aisance et surtout avec soulagement. Je n'ose pas me poser davantage de questions par peur de faire disparaitre ce sentiment réconfortant, je souhaite simplement profiter de cet instant de répit avec peut-être l'espoir de vaincre ma peine. Me montre-je trop opportuniste ? Ou même égoïste ? Je n'en sais que trop rien. Mes intentions ne sont nullement d'abuser de la gentillesse et de la bonté d'autrui afin de panser mes blessures, mais plutôt de bénéficier de cette amabilité. Et pourquoi d'ailleurs me torturer avec ces lourdes interrogations ? Ne suis-je pas déjà assez tourmenté ainsi ? Je dois sérieusement apprendre à tout simplement lâcher prise... "Vivre et laisser vivre..."

Je réussis avec étonnement à placer un mot dans la conversation alors que mon interlocuteur reprend son souffle perdu lors de son discours. Par contre, il ne fallut pas bien longtemps avant que Kameron reprenne rapidement les reines et répondre à mes dires que j'espérais n'être pas trop direct. Parfois je ne me rend pas compte de l'impact de mes mots sur les autres, je parle sans réfléchir... Mais apparemment, selon son expression faciale ainsi que sa réponse, je ne fis aucune bourde cette fois. Une première ! Notons cette date sur le calendrier ! Il me fait de nouveau sourire grâce à sa petite blague, peut-être gauche, mais tout même amusante. Toutefois, ma tête s'accroche soudainement à un petit détail de sa réponse qui révèle une incongruité. Il semble que je sois difficile à saisir en tant que personne, que Kameron a une certaine misère à me comprendre. Mon visage se fane subtilement à cette constatation, me laissant quelque peu perplexe. Il a tord sur ce point ; je suis probablement la personne la plus facile à lire. Je suis un livre ouvert, transparente aux yeux d'autrui. Mais enfin, peut-être qu'il est plus difficile pour un étranger de comprendre mes états d'âme que ceux qui m'ont côtoyés pendant des années. C'est la première fois depuis je ne sais plus quand que je fais la connaissance d'un inconnu... Suis-je plus mystérieuse que je le crois ?

- Je te confirme, ça peut être rassurant de rencontrer quelqu'un comme toi... Poursuis-je avec plus de timidité alors que je lui avoue ma reconnaissance.

Je le contemple un moment, m'imprégnant de son aura si chaleureuse, avant de constater que le brouhaha de la salle s'évanouit soudainement. Je relève les yeux vers l'avant de la classe pour ainsi remarquer la présence d'un vieil homme au crâne dégarni qui sortait ses papiers de son porte-document. Terminer la récréation, c'est maintenant l'heure du cours. Étrange. Il y a à peine quelques minutes, j'espérais plus que tout au monde l'arrivé de ce professeur ancestral et qu'il commence sa lecture et maintenant je ressens une pointe de déception. J'aurais bien aimé poursuivre le dialogue qui s'était engagé avec Kameron... Et je crains au fond de moi-même que cette discussion ne reste qu'une simple discussion. Qu'ensuite, il décide de rejoindre ses amis de la Fac et m'oublie tout simplement comme on oublie les choses banales de la vie. Mon regard se pose subtilement en sa direction, me mordant durement la lèvre inférieurement par cette crainte. Il faut me secouer. Je détourne mon attention de mon voisin et ouvre mon cahier de notes afin de suivre la voix endormante de notre tuteur. Jusqu'à ce que notre conversation se poursuivre sur un petit bout de papier glisser discrètement en ma direction...

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