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 Wanna hang out ?

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Jessy Stevens
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MessageSujet: Wanna hang out ?   Mer 29 Sep - 15:53

"I'm feeling like I'm sinking
And nothing's there to catch me, keep me breathing."

La mélodieuse symphonie de cette musique me murmure doucement ces paroles à mes oreilles alors qu'elles camouflent la cacophonie bruyante de la cafétéria de l'université. Ce buzz incessant à mes oreilles commencent royalement à endommager mes pauvres tympans habitués au silence et à la solitude, je devais de temps à autre leur donner un moment de répit, les pauvres ! Et rien de mieux que mon merveilleux iPod pour les apaiser délicatement et les réconforter pendant que j'attends patiemment mon tour dans la file afin de payer mon délicieux repas de cafétéria (miam). Surtout après cet interminable cours théorique sur les plus célèbres peintres de l'Antiquité... J'aime bien l'art, c'est en effet ma passion, mais tout ce qui à trait au passé, à la théorie qu'il faut s'implanter de force dans le cerveau, ça me répugne, me tétanise. Je préfère, et de loin, les heures pratiques où l'on peut simplement laisser libre cours à notre créativité. Malgré ce petit hic par rapport à mes classes, ma nouvelle vie à l'université se passe relativement bien. Voilà maintenant bientôt trois semaines que je tente de me fondre dans la masse d'étudiants new-yorkais (et ma foie j'y parviens à merveille !) et aucun changement ne semble n'avoir été provoqué à l'intérieur de mon être désemparé. Toujours les mêmes pensées, toujours le même désarroi. Je crus, le tout premier jour de la rentrée scolaire, que ce jeune homme du nom de Kameron parviendrait à me faire oublier, à me guérir dans un sens. Bien entendu, chaque fois que nous nous croisons, ma tête écarte tant bien que mal toute cette torture psychologique, mais aussitôt que je me retrouve seule, la réalité me frappe toujours de plein fouet, tel un éclair qui percute un arbre solitaire dans une plaine déserte. Inévitable.

Parlant justement de Kameron, au fil des jours, je fus agréablement surprise de constater qu'il m'adresse toujours la parole lorsque nos regards se rencontrent, passant à quelques reprises nos heures de pause à bavarder. Les cours d'histoire sont devenus tellement plus intéressants en sa compagnie. (Même si notre attention est que très rarement dirigé vers Monsieur Baker.) Mais notre "amitié", si je puis la qualifiée ainsi, reste à présent seulement de niveau universitaire. Enfin, je serai étonnée qu'il désire traîné en ma compagnie en dehors de ces murs... Je ne suis certainement pas le genre de personne qu'il recherche afin de combler son cercle d'amis, il doit en avoir déjà suffisamment, sociable comme il est ! Peu importe, au moins il m'apporte quelques minutes et même quelques heures de paix lors de nos rencontres.

Finalement, j'arrive à la caisse où je puis ENFIN payer mon dîner et ainsi chercher un siège vide, s'il en reste toujours. Heureusement, au fond de la salle se trouve une petite table ronde totalement déserte juste pour moi. Tout simplement pas envie de socialiser avec tous ces inconnus. Je dépose mon cabaret sur la table et mon sac sur le sol avant de prendre place afin de satisfaire ma panse. Mmmm... Poulet trop sec accompagné d'une bouilli de pomme de terre et de petits pois ratatinés. Il faut croire que la bouffe de cafétéria est partout la même dans ce pays ! Fourchette en main, je fis la moue en jouant d'un geste quelque peu dégoûté avec la "nourriture" (si c'en était...) dans mon assiette. Note à moi-même : les lunchs sont peut-être ringards, mais au moins ils permettent de se remplir l'estomac convenablement ! Abandonnant mon repas, je décide plutôt de chercher mon cahier de croquis dans mon sac à dos ainsi qu'un crayon de mine. Toujours avec la même grimace, je pousse mon dîner vers le centre de la table, faisant un peu de place pour mon calepin. Je retrouve parmi mes innombrables dessins une esquisse non terminé dont je désire poursuivre. Crayon en main, musique à fond dans mes oreilles, il est temps d'oublier tout ce monde, d'oublier toutes mes pensées et surtout d'oublier mon ventre qui crie famine...

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Kameron Reagan
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MessageSujet: Re: Wanna hang out ?   Jeu 30 Sep - 15:28

Il n’y a absolument rien d’impossible dans ce qui nous parait improbable. Si vous pensiez que moi, Kameron Reagan, fus l’adolescent le plus extraverti de l’université, c’est dans mon devoir de vous annoncer que vous faites erreur. Ce "charmant" Brandon Morris est sans aucun doute à la tête de cette hiérarchie de sociabilité. Ce gars là est démentiel…Sans compter quelques détails de sa personnalité qui me force à confirmer que la race humaine n’est certainement pas l’espèce la plus intelligente sur Terre. Quand j’observe ce blondinet au petit minois replet, le mot "futé" est formellement le dernier qualificatif que je peux lui octroyer. Je ne veux pas être odieux mais, même après ces deux années écoulées, je ne cesse de me questionner sur le pourquoi ai-je venu lui adresser la parole, deux ans plus tôt. Ma civilité peut être mon meilleur ami comme mon plus pire ennemi. Avec ce Brandon qui me colle inlassablement aux espadrilles, j’ai eu connaissance de ce problème. N’en soyez pas certifier, j’aime côtoyer des spécimens assez marginaux et unique en leur genre. Seulement, avec une personne telle que Morris dans mon cercle social, j’eus constaté que mon côté bizarroïde détient ces limites…

- Attends, tu comprends ce que je te dis ?

- Ouais. Tu te tiens à un centimètre de mon oreille, il m’est difficile de ne pas te comprendre.

- D’accore. D’accore… alors écoute la suite, ça glace le sang !
"L’affaire Roswell débuta dans la nuit du 2 au 3 juillet lorsque des personnes observèrent dans le ciel un disque brillant. L'affaire en serait certainement resté là, si un fermier de la région de Roswell (Nouveau Mexique, USA), Mac Brazel, découvrit dans son ranch des débris d’un engin. Intrigué, celui-ci préviendra la base militaire de Roswell, quelques jours après sa découverte. Les militaires viendront rapidement chercher les débris. Roswell était la seule base de l'armée a posséder une escadrille de bombardiers atomiques."


À mesure que nous avançons dans la file d’attente, plus un nuage de désintérêt absolu ondoie mon crâne. J’ose souhaiter que les traits impartiaux de ma figure traduiront l’opinion que je peux avoir sur ce sujet d’ovnis extraterrestres. Cependant, je sais que Brandon n’en tiendra aucunement compte, il est si convaincu que la Terre sera victime d’une évasion de martien, qu’il en oubli que la race humaine s’en contrefout littéralement. Depuis nos tous premiers échanges verbaux, cet illuminé ne cesse d’argumenter sur ce point que je suis maladivement lasse d’entendre désormais. Avec une oreille avantageusement peu attentive, j’écoute son baragouin, prenant au passage un sandwich et une limonade posés sur l’étagère du frigidaire. Avec les années, on est vite avisé que les repas chauds servi au snack-bar de l’université ne sont point appétissants. Ce qu’on croit de la gibelotte dans notre assiette c’est en fait, supposément, un repas constituer des 4 groupes alimentaires…Damn ! What's wrong with my brain ? Brandon m’ennui à ce point ? à ce point où l’on me surprend à construire une description sur la nourriture ?

- L’Amérique toute entière est corrompue ! Notre bon afro président des État Unis est certainement au courant. Il est de mèche avec les militaires…

- Vrai…Et on va tous mourir… M’outrai-je, la voix et le sourire déployant un sarcasme immanquable. N’empêche que je dois donner une médaille à Morris, ce pauvre type est le seul et l’unique à paumé ma parole qui est habituellement si facile à affirmer.

Talonner de ma "2e ombre", je paie mon repas à la caissière avant de m’aventurer au milieu de la cafétéria qui est toujours aussi animé de sa légendaire cacophonie. J’observe la foule, n’étant pas surprit d’apprendre qu’aucune table n’est vacante. (Le staff devra penser élargir la cafete, on est tous empiler les uns sur les autres ici.) D’un air peu aléatoire, mon regard surplombe tous ces crânes mouvants, jusqu’à ce que mes yeux rencontre une tête que je ne connais que trop bien dans tout ce flou de gens. Automatiquement, mes lèvres dévoilent mes dents blanches et bien alignées en un doux sourire. C’est évitable lorsque j’aperçois cette brunette dont la rêvasserie semble inlassablement englobé son esprit. Trois semaines s’écoulent, encore maintenant, Jessy Stevens est l’accentuation de tous les envoûtements, intérêts et mystères. Le fruit de ma bonne humeur lors des cours d’histoires.

- Elle est chaude, hein ?

- Quoi ?

Aillant le pressentiment que j’eus été piqué au vif, je me secoue furtivement, regardant bêtement celui qui me procure cette éclaire de stupéfaction et d’embarras dans le visage. (Fucking Brandon.) Je te parie 5$ que t’en bave pour cette nana…Plus, je te parie 10$ que tu perdra tout tes moyens si tu vas lui faire cosette. (Fucking Brandon !) Il est là à me regarder de ses grands yeux malicieux et son petit air défiant après avoir déclarer des propos irrespectueux.

- Puisque tu me donnes l’occasion de pouvoir -facilement- gagné 10$ net dans les poches… Dis-je, sans conclure quoique ce fût, parce que déjà on me voit m’approcher de l’intéressée.

Une fois arrivé au niveau de Jess, je m’incline légèrement derrière elle, où ma tête se dépose comme une fleur contre de son épaule. Si cela n’avait pas été de ce fichu pari à la con, je ne me serais pas montré aussi…Décontracte envers elle. Espérons qu’elle n’en soit pas effarée.

- Hey ! La saluai-je, tout simplement, alors que mes yeux intrigués se posent contre un calepin où un croquis inachevé s’y retrouve. Elle est pleine de surprise cette fille !

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MessageSujet: Re: Wanna hang out ?   Jeu 30 Sep - 18:17

Ah ! Les joies de la cafétéria ! Ces innombrables étudiants se bousculant entre les tables, se lançant parfois de la nourriture par la tête (parce que Dieu sait comme c'est amusant d'en avoir dans les cheveux !), rigolant légèrement trop fort d'une blague puérile et même humiliante. Pourquoi me trouve-je dans cette salle au fait ? Ah oui ! Pour manger ! Et pourquoi je reste ici ? ... Je n'en sais que trop rien ! J'ai finalement décidé de ne pas toucher mon repas puisqu'il risquait probablement de me ressortir par les narines avant même qu'il atteigne mon estomac en agoni et de simplement m'occuper la tête autrement. Difficile de se distraire dans cette ambiance. Je griffonne attentivement sur mon cahier, tentant désespérément de retrouver ma "bulle", lorsque la table glissa magiquement vers la gauche. Un jolie trait foncé apparut aussitôt sur mon croquis, au travers cette dense forêt aux allures inquiétantes et mystiques. Oh, mais bien sûr ! C'était exactement ce qu'il manquait à ce dessin. Le regard noir, j'aperçois un grand colosse, ballon de football en main, se redresser de ma table et s'en aller en ricanant. Je suis morte de rire ! Agacée, j'attrape la table à deux mains et la replace devant moi d'un mouvement brusque. Avant tout de chose, je prend mon iPod et monte légèrement le volume afin de bien camoufler les ricanements irritants de mes voisins. Bon. Et maintenant il fallait corriger cet énorme éclair sorti d'on ne sait trop où parmi les branches mortes de cette forêt...

Étonnement, je parvins à retrouver une parcelle de concentration malgré cet incident fâcheux. Ma tête est totalement plongée dans ma besogne, dans ma création dont j'ignorais toujours le résultat. Je dessine souvent à l'aveuglette, me laissant porter par mon crayon seulement. J'ignore encore d'où je peux sortir ces idées grotesques, morbides et même parfois sanglantes... Mes croquis ressemblent davantage à une série d'images de films d'horreur ! Heureusement, je suis la seule à avoir l'opportunité de les contempler... Je n'ose imaginer l'opinion d'autrui face à ces scènes troublantes et inquiétantes. On me traiterait encore de malade mentale, de criminelle, de... pyromane...

Enfin, j'étais rassurée, jusqu'au moment de sentir quelque chose se déposer contre mon épaule. Mon coeur cesse instinctivement de battre pendant une brève seconde alors que ma tête se tord sur le côté. De ma main libre, j'enlève vivement mes écouteurs de contre mes oreilles et réalise finalement ce qui crée cette légère pression sur mon épaule. Affichant mon éternel air d'incompréhension et de surprise, je contemple le visage doux et souriant de Kameron soudainement apparu à mes côtés. La bouche à demi ouverte, je reste figé sur place, tétanisée par cette surprise, par sa présence. Il avait le don de me mettre en état de panique lui !

- Hey ! répondis-je enfin, en affichant cette fois un subtil sourire coincé.

Je constate à cet instant que ses sombres prunelles brunes contemplent la table où... mon cahier de dessin y est toujours ouvert... Une alarme d'urgence résonne instantanément dans mon crâne, me faisant réaliser que Kameron observait mes fameux dessins morbides que je ne souhaitais révéler à PERSONNE ! Prise de nouveau d'une panique inexplicable, je saisis mon cahier à deux mains et le ferme brusquement d'une manière pas du tout discrète. Encore, qu'elle belle impression je dois faire en ce moment aux yeux de Kameron... Je ne cesse de me mettre d'en l'embarras en sa présence, je ne cesse de me sentir intimidé aux premiers abords. Et aussitôt que la discussion débutait, je me détendais, je retrouvais mon calme habituel. Jamais je n'aurais cru pouvoir être une petite boule de nerfs ainsi ! Enfin, peut-être était-ce seulement mon envie de bâtir une amitié saine avec lui ? Où tout simplement ma crainte de créer une mauvaise impression..? Ma main se promène instinctivement dans ma chevelure en bataille, éternel signe de malaise de ma part, avant de relever les yeux vers le visage de Kameron que je constate plutôt proche du mien. Je lui offre un léger sourire plus sincère que le premier, attendant... Attendant quoi au fait ? Valait mieux prendre la parole...

- Ça va ? Demandais-je banalement avec l'espoir que mon moment de panique ne fut pas trop apparent. (C'est beau rêver !)

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Kameron Reagan
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MessageSujet: Re: Wanna hang out ?   Lun 4 Oct - 12:54

La rapidité avec la quelle les gestes s’enchaînèrent me parut hallucinante. Tant hallucinante, qu’il me fût obligé de cligner les yeux à plusieurs reprise. En concert avec toutes les actions maladroites qu’accomplissait mademoiselle l’artiste. Hop ! je vois une lignée d’arbre. Boom ! le calepin se referme. Paf ! voilà qu’une Jessy plus que embarrassée fait aller ses petits doigts dans sa sombre crinière. Avec les jours, j’eus pris connaissance que cette manie, chez elle, évoque timidité, embarras et malaise. L’auteur de cette anomalie gênante ? C’est moi aidé d’un simple carnet. Fou, n’est-ce pas ? Encore une fois ce mois-ci, j’ai posé doigt sur l’intimité sacrée de Jessy Stevens. Involontairement, je suis destiné à la surprendre dans ses petits moments de divagation.

Les sourcils en circonflexes, mon regard perplexe joue la navette entre le manuscrit et la figure de Jessy dont son plus beau profile m’est offert. Nos deux têtes à la même hauteur, ainsi, je suis aux premières loges pour constater qu’une implosion de sang vint coloré ses douces pommettes.
Avec ce signal, il est temps de réviser ma liste de prévention. Spécialement spéculer pour le cas : Brunettes trop penaudes, trop réservées et trop inutilement complexées
1) N’exprimer aucune curiosité face à ce qui vient de se produire. Check.
2) Ne passer aucun commentaire sur ce que je suis sensé ne pas m’exprimer. Check.
3) Je simule n’avoir point remarquer son petit moment d’affolement et lui démontre que sa discrétion est vraiment… discrète. Double check.
4) La sortir de son embarras… Voilà. J’y arrive.

Avec une subtilité drôlement bien calculée, mes grands yeux bruns quittes la boîte de Pandore pour aller s’immobilisés contre ses yeux azurés. Je fus surprit de remarquer qu’ils m’observent avec une ferveur d’espoir mêlée à un aven de détresse. Avec un sourire très vaporeux mais exubérant de sincérité, Jessy bifurque sur les voies de "changeons immédiatement tactique. S’il te plait." Là, je compris qu’il me faut sauter dans le tas.

- Ça va. Comme toujours. Toi ? Tu survie à la troisième semaine d’inauguration ? Papotais-je candidement, oubliant complètement le petit malaise qui eut entravé notre si belle salutation mais ressentant un désagréable point apparaître au niveaux de mes reins extrêmement tendus. Pas qu’il m’est inconfortable de rester perché sur ton épaule. J’adorerais partager une distance aussi courte que celle-ci entre nos deux visages alors que nous comptions engagé une plaisante discussion…Seulement, le bas de mon dos n’est pas très coopératif à maintenir une inclinaison pareil. Si tu n’en vois aucune déception, avec ta permission, je vais me redresser. Plaisantais-je avec cet éternel bouille souriante qui arbore une ironie malicieuse.

Étant certain que Jess n’en ressentira aucune peine, je me redresse avec grand soulagement pour à l’occurrence m’asseoir sur la chaise avoisinant la sienne. Dans le mouvement, je constate que Jessy n’eut pas entamé son repas, avec précaution, son assiette repose au milieu de la table. (Ce qui explique les gargouillements incongrus que j’eus clairement entendu pendant que je nichais tel un oiseau dans le creux de son épaule.) Même si je ne suis pas calé en la matière, les sons que provoquait l’estomac de la brune confirment que cette dernière souffre de famine.

- On se fait tous avoir, hein ? Nouvelle université, on se dit que la bouffe sera différente. Affirmais-je alors que je déballe rapidement le sandwich de son enveloppe en plastique. J’en attrape une moitié et fait glissé la seconde, qui repose toujours dans l’emballage, vers ma compagne. Prends-le. Dis-je alors que je désigne d’un bref coup de mâchoire le lunch qui l’attend tout bonnement.

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Jessy Stevens
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MessageSujet: Re: Wanna hang out ?   Lun 4 Oct - 17:14

Please, please ! Puisse-t-il n'avoir rien remarquer de mon manque de subtilité ! Mais je suis tout simplement incapable de me rassurer sur ce point alors que ma tête cogite déjà sur la suite des évènements. Je n'attend rien de moins qu'un torrent de questions porté à mon égard, ayant probablement attiser la curiosité de mon interlocuteur plutôt que de l'atténuer. Merde... Et s'il se faisait trop insistant, je serais sans aucun doute contrainte de lui montrer quelques exemples de croquis afin de lui confirmer le "talent" que je puisse avoir. Éventualité qui me rend obligatoirement nerveuse...

Je me construis des scénarios en tête, augmentant mon anxiété face à quelque chose d'aussi banale que mes créations artistiques. Comme je peux être pathétique parfois... Et comme je peux adorer Kameron ! Il ne fait aucune allusion à Jessy la tornade et se renseigne plutôt sur mon cheminement scolaire jusqu'à maintenant. Incroyable ! Soit il est la personne la plus observatrice, la plus généreuse et la plus compréhensive sur cette terre, soit il est tout simplement très lunatique... Aussi prépondérant soit mon désire qu'il n'ait absolument rien remarqué de ma bourde, j'opte davantage pour la première option plutôt que la deuxième. Enfin, prenons le côté positif, son attitude démontre uniquement quelques-unes de ses nombreuses qualités ! (Il semble en effet n'avoir aucun défaut...)

Revenons au sujet principal... Bien entendu, mes cours se déroulent passablement bien depuis mon arrivé à New York, mais le plus grand point positif de ce déménagement reste tout d'abord ce jeune homme posté nonchalamment sur mon épaule. Est-ce trop tôt dans notre relation pour lui avouer une telle chose ? Peut-être que oui... Contentons-nous des informations banales pour l'instant. Par contre, comme toujours, alors que je m'apprête à ouvrir la bouche pour répondre à sa question, ma voix se bloque au niveau de la gorge. Pour quelle raison ? Par la voix de Kameron elle-même. Mes yeux égarés se posent à nouveau sur le visage rayonnant de mon camarade de classe et tente tant bien que mal de suivre le flot de paroles qu'il m'adresse. Peut-être qu'un jour je réussirai à suivre parfaitement cette gymnastique propre à ce jeune étudiant, car pour l'instant je perd rapidement le fil de ses dires alors que ma tête cogitait sur une réponse une seconde plus tôt. Il me fallut quelques instants avant de comprendre qu'il désirait tout simplement changer de position, sinon son dos refuserait bientôt de lui obéir lorsqu'il voudra se redresser. Ah, le voilà ! Ce cher Kameron qui détend l'atmosphère avec un discours incongru sur tout et rien, y mettant une pointe d'humour propre à lui. Je le connais depuis si peu de temps et j'adore déjà ce trait de sa personnalité. La preuve, je sens mes joues se refroidir peu à peu et mon embarras me déserter. C'est magique !

Suite à cette plaisanterie, je réussis à afficher un sourire moins coincé et je parviens même à oublier ce qui me fit paniquer de la sorte au départ ! J'observe mon interlocuteur prendre place à mes côtés, ressentant une certaine joie qu'il décide de me porter compagnie pour ce diner... raté. Parlant de repas, Kam conclut aussitôt qu'il vu mon assiette rempli au milieu de la table que je fus victime de la "naïveté de la nouvelle."

- Ouin... Faut croire que je suis tombé dans la panneau. Confirmais-je avec une grimace qui exprime un mélange de dégoût et de douleur. Ce changement de sujet me rappelle aussitôt mon estomac souffrant la famine. Et je remarque également qu'il produit des gargouillis déplaisants et gênants... Mon attention est alors attiré vers une moitié de sandwich tendu tout bonnement en ma direction. Je lève des yeux surpris vers son destinataire qui insiste pour que je le prenne. Thank God ! Something eatable !

- Merci, c'est gentil, dis-je doucement avec un sourire reconnaissant au coin des lèvres. Je croque avec empressement dans le pain et je sens déjà mon ventre jubiler de joie. God ! Mon estomac était littéralement en train de s'auto-digérer ! Affirmais-je après avoir dégluti ma première bouché. C'est alors qu'un jeune inconnu, que je n'avais aucunement remarqué jusqu'à cet instant, s'assit sur la chaise voisine de Kameron, nous observant d'un air... fasciné ? Égarée, mes claires prunelles jouent la navette entre Kam et ce... phénomène.

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MessageSujet: Re: Wanna hang out ?   Ven 8 Oct - 13:19

- Il n’y a pas de quoi… Rectifiai-je aisément, d’une voix amicale mais nonchalante.

En la voyant bondir tel un fauve sur le sandwich, je ne pus m’empêcher d’étouffer ce petit rire moqueur qui me glisse furtivement sur les lèvres. La pauvre ! Elle avait l’air si affamée, j’aurais été cruel de ne pas rassasier ce petit monstre hurlant famine dans le creux son estomac. D’un regard déployant une énorme compassion, je l’observe avec bienveillance, pensant qu’elle n’aura certainement pas survécue le reste de l’après-midi avec une avidité pareille. Suite à sa remarque concernant l’autodigestion de ses entrailles, je pouffe de rire derechef, trouvant cette métaphore fort bien marrante. J’ignore si cette brune sait combien est-ce que la rationalité de son sens de l’humour est ironiquement comique. J’adore ce genre d’esprit tant burlesque que réfléchi.

Malheureusement, je n’eus aucunement l’occasion de pouvoir bénéficier de ce nouveau trait de personnalité que je venais d’entrevoir dans l’énigmatique nature de Jess… À en juger par l’expression soudainement incrédule et confuse qui vient figer les traits de son visage, je compris ce que je regretterai de comprendre. Avec une énorme appréhension, percevant une fadeur amère imbiber mes papilles gustatives, mon regard se détourne de contre le visage perplexe de Jessy pour venir observer du coin de l’oeil ce que je redoutai d’apercevoir…

Mon champ de vision fut dramatiquement hanté par un billet de dix dollars où un index ridiculement efféminé s’appuie dessus. Avec horreur, je vois ce bout de papier glisser sur la surface de la table pour venir s’approcher de moi. Please God ! Shoot me now !!

Zut ! Je croyais qu’un ovni était venu le kidnapper celui-là ! J’avais passagèrement oublié son existence...

- Voilà le 10$ que je te devais, Kam. Tu te souviens pourquoi ? Tu sais, ce pari qu’on s’était gagé, l’autrefois ! Me confia-t-il de sa voix beaucoup trop espiègle pour le contexte actuel. Il me lance l’un de ces ridicules regards complices qu’on aperçoit habituellement dans les films où deux adolescents écervelés se préparent à exécuter une mauvaise blague. Si déjà ce plissement de yeux pas subtil me répugne, ce petit clin d’oeil, déployer avec une exagération inévitable à l’oeil, qu’il vient tout juste de m’offrir me tétanise littéralement et scandaleusement.
Bon sang ! Faisait-il exprès d’être aussi imbécile ou le manque de logistique dans sa cervelle est LE facteur qui peut parvenir à expliquer ce qui est en train de ce produire en ce moment ?

Les yeux aussi ronds que des billes, complètement abasourdis, mon regard reste fixe sur Brandon. Je reste bouche bé…Tout simplement bouche bé.

- Hey-oh ! On oubli les bonnes manières ? Dit-moi, Kameron, qui est donc la p’tite demoiselle assise à notre table ?

- En fait… je crois que cette question, c’est la "p’tite demoiselle" qui doit se la formuler. TU es assis à notre table, le corrigeai-je la voix et la tête perdue dans un torrent d’incompréhension tyrannique.

- Peu importe, se contrefoutait-il en posant un regard plus que intéresser en direction de sa convoitise. Après s’être gargariser la bouche d’un purificateur buccale, qu’il eut sortit de son étui à crayon (???), je le vis promptement s’élever de contre son siège et plonger sur moi. En fait, se cambrant sous mon nez, il m’escaladait pour pouvoir atteindre la pauvre Jessy qui se retrouvait à mes côtés. Dans la descente, je n’eus d’autre choix que de lui céder le passage en m’enfonçant contre le dossier de ma chaise. Lui, courber entre la table et moi, il put s’adresser à la jolie brune.

- Moi c’est Brandon, se présenta-t-il d’une voix mielleuse et donnant, à la façon Justin Bieber, un solide coup de tête sur la gauche…

J’imagine que ce mouvement est une manière rebelle d’agité sa jolie toison d’or pour que son toupet atterrisse en bataille contre son front, right ?

…Help me !...

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MessageSujet: Re: Wanna hang out ?   Sam 9 Oct - 10:51

D'accord. Aurais-je manqué un chapitre de ma propre vie ? Depuis l'instant qu'un jeune blondinet dont son visage m'est complètement inconnu rejoignit notre table, ma tête perdit automatiquement toute logique. N'ayant pu savourer qu'une brève bouché de cette moitié de sandwich en triangle, ce maigre repas qui me permet finalement d'assouvir ma faim, je me fige dans mon second mouvement, la main dans les airs, les yeux perplexes. Uh... Who the hell are you ? J'observe Kameron qui rigolait de mes paroles une petite seconde plus tôt afin d'obtenir une réponse quelconque, s'il y en avait bien une. Alors que j'effectue ce jeu alternatif de mes yeux intrigués, j'aperçois un billet vert parcourir le maigre espace entre l'étranger et Kameron, bougeant à l'aide du doigt de ce premier. Une voix, disons-le qui pourrait facilement taper sur les nerfs à entendre jacasser à longueur de journée, se manifeste et tente d'éclairer quelque peu la situation. Instinctivement, un de mes sourcils se soulève sur mon front, m'interrogeant sur la nature de ce fameux pari dont il fait mention à cet instant. Jouant à l'observatrice, poussée par ma curiosité, je constate un énorme contraste entre leur expression faciale. Premièrement, l'extraterrestre arrivé d'on ne sait où lance un regard plutôt complice et malicieux à son voisin avant d'effectuer un clin d'œil tellement prononcé qu'on pourrait croire qu'il s'agissait d'un tic incontrôlable. Qui aurait cru que je rencontrerais un jour quelqu'un de moins subtil que moi ! Me voilà soulagé ! Et deuxièmement, il y a Kameron. Ne le voyant que de profil, je peux tout de même affirmer que son visage exprime un tout autre message. Il semble tout simplement exaspéré, embêté et même profondément agacé par son intervention des moins discrètes. Mmmm... Intéressant...

Mon analyse se brise brutalement alors que les yeux fouineurs de notre "invité" se pose sur ma personne. Ses billes bleues me foudroient de plein fouet, comme si son simple regard porté à mon égard me remplie d'appréhension, redoutant ses prochaines paroles, ses prochains gestes. Ne connaissant toujours pas la provenance de cet hurluberlu, il demande mon identité à un Kameron découragé, parlant d'une manière inhabituelle pour un jeune de son âge et surtout comme si je ne peux entendre sa question. Encore, il fait preuve d'une discrétion à toute épreuve ! À mon plus grand amusement, Kam lui répond d'une voix sarcastique et ferme, un ton que je ne lui avais jamais entendu employer jusqu'à maintenant. Ce qui en dit très long sur sa relation avec le blondinet... Malgré le peu d'éclairement que je peux recevoir à cet instant, je parviens tout de même à confirmer que les deux étudiants se connaissent depuis un temps indéterminé, suffisamment longtemps pour qu'ils effectuent un pari sur je ne sais toujours pas quoi. Et je conclus également, d'après le visage et la voix du petit brunet à mes côtés, que Kameron ne le porte pas dans son cœur et que l'autre ne semble aucunement le remarquer. Toute qu'une bête de foire celui-là !

Je crois ensuite être plongé dans un monde parallèle... Un univers encore inconnu aux êtres vivants dont seul cet humain avait la clé... Il ignore complètement les paroles de Kameron et se concentre davantage sur moi. Constatation qui me rend dangereusement nerveuse. Il se gargarise la gorge à l'aide d'un vaporisateur à la menthe sorti magiquement de ses affaires, comme s'il s'apprêtait à conquérir une femme fatale rencontrée mystérieusement dans un bar. Mon cœur s'arrête à l'instant où sa tête s'avance en ma direction, surplombant le pauvre Kameron qui dut s'écraser contre son dossier pour ne pas être bousculé. Moi-même à cette vision j'eus un mouvement instinctif de recul, avec la peur qu'il s'approche trop près de mon visage. Enfin, jamais j'aurais cru avoir la chance de détaillé chacun de ses traits dans un laps de temps aussi court ! De son regard, qu'il espère probablement charmeur, il me toise avec convoitise alors qu'il se présente sous le nom de Brandon. Je recule de nouveau la tête vers l'arrière au moment où il effectue un mouvement sec de la tête afin de replacer sa chevelure d'or. Sourcils à présent complètement relevés, je jette un bref coup d'oeil à Kameron, tentant du mieux que je peux de ne pas laisser échapper un rire hilare. Le spectacle dont je suis témoin provoque en moi une envie prépondérante d'éclater de rire. Il ne pouvait être sincère ! Il était bien trop ridicule pour que ce soit vrai.

Mes lèvres s'étirent lentement en un sourire amusé, mais il s'éteint presque automatiquement alors que j'aperçois le visage plus que sérieux de mon camarade de cours d'histoire. Oh... Ce n'est donc pas une blague... Brandon agit avec sincérité ? Incrédule, je repose mes yeux vers ce dernier qui avait avancé une main en ma direction afin d'officialiser cette rencontre. Je ne suis pas certaine de vouloir confirmer notre rencontre en fait... Hélas ! Je suis prise au piège...

- Hum... Jessy, répondis-je à contre-cœur.

Me résignant finalement à lui serrer la main, je laisse échapper un subtil soupir avant de lui empoigner les doigts du bout des miens. Un sourire exagéré s'installe aussitôt sur les lèvres de Brandon alors qu'il ne détourne toujours pas le regard, me rendant légèrement inconfortable. Il fait exprès de me dévorer ainsi des yeux ?

- C'est un prénom magnifique, murmura-t-il doucement souriant toujours de toutes ses dents.

Oh, God... Je parviens avec difficulté à retenir un nouveau rire qui me brûle les cordes vocales face à cette réplique. Je le redemande : D'où sort ce phénomène, nom de Dieu ?! Il ne semble aucunement se rendre compte de l'insignifiance de ses gestes et de ses dires alors qu'il reste anormalement penché sur la table tout juste devant Kameron. Incrédule, je ne sais quoi répondre face à ce spectacle, tournant même des yeux alarmés vers la seule personne qui peux m'aider à cet instant. Je supplie Kam du regard de me porter main forte, car j'ai la vive impression que peu importe ma réponse, Brandon ne lâchera pas l'hameçon aussi facilement...

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MessageSujet: Re: Wanna hang out ?   Dim 17 Oct - 13:16

Suis-je désespéré ? Oui, certainement. Les gestes de Brandon, à même ses paroles, sont si abusivement exagérés que n’importe quel individu qui rencontre un phénomène pareil sera porter à croire que tout ceci n’est qu’un canular. Le plus décourageant dans tout cela c’est de prendre connaissance que cette séance de flirt n’est aucunement mensongère. Ce gars blond courber au-dessus de moi, pour ainsi dire ; prosterner aux pieds de Jessy, demeure plus que sincère. Il se croit vraiment être un homme séduisant dont le prétendu charme ébloui et enjôle littéralement la gente féminine. Il ne se sous-estime aucunement mais d’opposer il possède une trop grande assurance. Il ne détient aucune civilité, il s’incruste dans une conversation quand il le souhaite, où il le souhaite, pensant que tous l’admirent et lui accordent du respect. Il se voit charmant, intelligent, drôle, intéressant et apprécié. Il se voit protagoniste, à contrepartie de vouloir réaliser qu’il est désastreusement ridicule. Il est si pathétique à voir aller que l’euphorie m’abandonne instantanément lorsque je l’observe incarner ce personnage plus humiliant qu’hilarant. Il m’exaspère au plus haut point. Mainte fois j’eus démontré mon dégoût et mon agacement à ce mec…Seulement, il est si aduler par ce dédoublement de personnalité, qu’il ignore complètement mes impressions. Comme en ce moment d’ailleurs.

J’aimerais ressentir de la compassion en me disant que Brandon est probablement trop en insécurité avec lui-même. Qu’en dehors de ce qu’il désire projeter, il se sent misérable et péniblement seul. Uniquement, je n’en suis pas capable. Apparemment, je ferai erreur de penser de telles choses, car il n’incarne aucun personnage. Il s’assume complètement, ridiculement, mais complètement… Ça tout le monde le sait, excepter le principale concerner qui se voit cool et populaire. Hum-hum.

Soit. Pendant que je prends malignement plaisir à détruire -mentalement parlant- Morris, des gestes et paroles biscornus me font sortir de mes sombres et haineuses pensées. Évadé de ma transe, mon visage se détend un brin lorsque mes sourcils se froncent sévèrement au-dessus de mon regard agacé et sidéré. La prudence avec la quelle Jessy agrippe la main de Morris dans la sienne m’arrache un maigre sourire de satisfaction sur les lèvres. Pour cette vision, je me serai presque permis de faire perdurer ce spectacle, connaissant les véritables impressions que peut renfermer ma copine de classe. J’aperçois clairement que notre invité, non désirer, embête et crispe Jessy. À voir ses petits regards remplis de détresse qu’elle me lance discrètement mais mécaniquement sur ma personne. Je me demande quelle genre de fille ne serait pas choquée de se faire accoster par un gars aussi nul et imbécile que Brandon ? Lui qui interprète un geste de politesse, telle qu’une insignifiante poignée de main, pour un attrait d’enjôlement intense.
Pour deux excellentes raisons, je me dois d’interrompre cette scène.
D’une : Pour mon morale.
De deux : Pour la santé mentale de Jessy Stevens.

Lentement mais sûrement, je me redresse sur la chaise contre la quel je fus passagèrement enfoncer et voilà que mes bras se faufilent candidement entre ceux de Morris, toujours voûter au-dessus de moi. Aussi naïvement que je puisse le faire, parce que, malheureusement, je ne possède aucune malice, ma main droite se plaque contre le torse de Brandon que je repousse gentiment sur l’arrière. Ce dernier en titubant futilement sur son siège me dévisage avec interrogation.

- Désolé. J’étais ennuyé d’avoir le nez plonger sous ton dessous de bras et j’avais envi de manger mon sandwich. Expliquais-je en m’accoudant contre la table et m’assurant que le prédateur comprenne que sa proie n’en n’est pas une.

Agrippant, comme convenu, la moitié de mon sandwich, j’en croque une bouchée tout en tournant la tête vers la brunette que j’observe avec complicité et humanité. Le genre de regard qui veut dire : "Ne t’inquiète pas, ton cauchemar est terminer maintenant. Le gros méchant loup ne t’embêtera plus jamais." Bien que le gros méchant loup soit toujours dans les parages…Il faut trouver une ruse pour l’éloigner !

…Une petite bulle de silence passe avant que je trouve l’excuse qui pourra excuser le départ de notre cher ami…

- Dis-moi, Brandon, ne sommes-nous pas vendredi ? Demandais-je, sans toute fois me retourner vers lui.

- Euh…Ouais. Pourquoi ?

- Bien. Ce n’est pas à tout les vendredi que la saga de Steven Spielberg, Taken, est diffusée à l’auditorium ?

- Mince ! Tu as raison…Il faut que je partes… Bredouilla-t-il avec stress dans mon dos alors que je l’entend se relever maladroitement et s’éloigner de notre table.

- Il faudrait que tu voies ça, Jessy ! C’est dément cette série ! S’exclama-t-il au loin.

Dubitatif, j’observe gravement l’adolescente, déglutissant de travers le morceau de sandwich qui dévale rapidement dans le creux de ma gorge. J’ai peine à croire que se débarrasser de lui fût si facile et rapide…

Est-ce qu’il y a anguille sous roche ?

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MessageSujet: Re: Wanna hang out ?   Mar 19 Oct - 14:49

New York me dévoile peu à peu ses habitants, tous plus différents des uns des autres. J'ai entendu autrefois, lorsque mes pieds reposaient toujours sur le sol californien, des rumeurs à propos de cette ville qui renferment d'innombrables mystères non résolus. Mais me suis-je un jour douter d'un tel phénomène ? Certainement pas ! Enfin, toutes les écoles possèdent son lot de jeunes étourdis et marginales à leur façon, j'en ai bien entendu rencontré quelques-uns là où j'ai grandi, mais jamais rien de tel. Brandon m'effraie, m'alarme, me trouble tout en m'amusant et me divertissant. Je doute par contre de vouloir bâtir le moindre lien avec lui, aussi méchant que ça puisse paraître, car je sais pertinemment avec ce court instant en sa compagnie que nos deux personnalités sont loin d'être compatibles. Et étrangement, je sais également, malgré mon amusement du moment, que un jour ou l'autre j'arborerai la même tête que Kameron, c'est-à-dire exaspéré et agacé. Qui pourrait faire autrement en sa présence ? Et ô combien je désire à cet instant que ce jeune blondinet écervelé s'éloigne légèrement de mon visage ! Mon intimité se sent littéralement envahi par lui, presque violé... Ce qui explique alors mes regards de détresse portés vers la seule personne qui peut m'aider à cette table, j'ai nommé : Kameron !

J'ai la certitude presque irréfutable que mon camarade de classe ne me laissera jamais tombé. Selon mes observations, ce dernier serai probablement prêt à tout pour remettre ce cher Brandon à sa place. Surtout qu'il doit sentir son intimité tout aussi "violé" que la mienne ! Quel soulagement me submerge lorsque la main de Kameron se plaque sans ménagement contre le torse de notre parasite afin qu'il se replace sur son siège. Voyant les bras bien bâtis du brunet, j'aurais été étonné de voir une résistance de la part du blondinet. Je camoufle aussi subtilement que possible ce petit rictus qui se dessine sur mes lèvres alors que Kam justifie son geste face à la mine déconfite de son interlocuteur. Je commence sincèrement à apprécier ce petit côté impatient et sarcastique de sa personnalité. Qui aurait cru que des répliques aussi pince-sans-rire sortiraient de sa bouche !

Cette scène a réussi à me faire oublier mon estomac qui semble toujours crier famine malgré ce divertissement alors que je constate mon voisin prendre finalement une bouchée de son sandwich. Dont l'autre moitié repose toujours dans ma main surélevée. Et pourtant, même si ma faim est prépondérante, je ne peux bouger ce bras, comme obnubilé par ce moment de silence. Je redoute et j'attends presque avec impatience la suite de cette échange quelque peu inhabituelle. Mon "sauveur" me lance un regard complice auquel je répond instinctivement à l'aide de mes yeux pâles et un mini-sourire au coin de mes lèvres. Je n'ose détourner mon regard vers son voisin, sachant pertinemment qu'il m'observe avec convoitise et d'un air charmeur. Et il semble simplement vouloir rester là, à me contempler posément, comme si me toiser ainsi du regard me ferait finalement craquer face à ses tentatives d'enjôlement. Je garde mes yeux bien posés sur Kameron, craignant que si j'étais celle qui brisait la glace, la situation deviendrait irréversible.

Et le voilà, super Kameron, qui trouve une idée divine qui nous permettra finalement de retrouver notre table, une vie plus normale. J'observe la réaction de Brandon du coin de l'oeil alors que je me pince la lèvre inférieure avec espoir. L'échange se poursuit entre eux pour qu'ensuite la plus grande des surprises se manifeste sans crier garde. Le blondinet se lève brusquement de son siège à la mention d'une projection quelconque à l'auditorium, se précipitant avec hâte vers la sortie. Mes yeux suivent sa progression à travers la cafétéria bondée d'étudiants, affichant un air incrédule et déboussolé. Une fois qu'il se retrouve hors de ma porter de vue, je regarde Kam à mes côtés qui semble profondément surpris par l'efficacité de son "sauvetage".

Et je ne peux me retenir une seconde de plus. Mes lèvres s'étirent en un grand sourire amusé alors qu'un rire hilare m'échappe, dévoilant mes dents blanches. Je suis portée par un fou rire incontrôlable, me penchant un instant sur la surface de la table alors que je m'abandonne à mon amusement. Je me redresse sur moi-même et porte ma main libre à mes yeux, réalisant que mon hilarité a créé des larmes de rire. Après un moment de pur euphorie, je tente de reprendre mes esprits, devant probablement traumatisé Kameron par mon comportement inhabituel.

- Désolé, je ne pouvais plus me retenir, m'excusais-je entre deux ricanements moins prononcés, mais aucunement contrôlé.

Je prend un instant afin de reprendre mon souffle et en même temps mes esprits, sentant une rare allégresse me submerger. Quand est-ce la dernier fois que j'ai autant ri ? Au point de ressentir un point au ventre, des crampes aux joues et des larmes de joie. Je ne me souviens plus.

- Toute qu'un numéro celui-là ! Il est toujours comme ça ? M'informais-je alors que j'essuie les larmes qui perlent au coin de mes yeux.

Une chose est certaine : On ne peut certainement pas être indifférent à ce Brandon. Que ce soit par divertissement, par exaspération, par colère. Et il a fallut que je rencontre un être aussi imprévisible que lui pour retrouver le sourire ? Il faut de tout pour faire un monde.

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